Étape 1

L'état des lieux.

Avant de comparer des offres, il faut savoir ce qu'on a. Cette liste se constitue en une demi-journée et évite les mauvaises surprises trois mois plus tard.

  • Tous vos numéros en service, avec leur opérateur et leur type (géographique, national, numéro spécial). C'est la pièce maîtresse.
  • Vos contrats en cours et leurs échéances — une migration qui commence six mois avant la fin d'un engagement se paie deux fois.
  • Votre organigramme d'appel réel, pas celui du document d'origine : qui répond à quoi aujourd'hui, y compris les arrangements informels que personne n'a documentés.
  • Vos volumes : appels entrants et sortants, répartition dans la journée, pics saisonniers.
  • Vos horaires et astreintes, jours fériés compris.
Étape 2

Vérifier le réseau.

En téléphonie cloud, le réseau devient le point de défaillance unique. Cette vérification ne peut pas attendre la bascule.

  • La bande passante doit couvrir le nombre d'appels simultanés au pic, pas en moyenne.
  • Le comportement aux heures de pointe compte plus que le débit nominal : la gigue et la perte de paquets s'entendent immédiatement.
  • Le secours — second lien, accès mobile ou renvoi automatique vers des mobiles. À décider maintenant, pas le jour de la panne.
  • Les postes — navigateur, téléphone IP ou mobile. Le casque est l'investissement le plus rentable sur la qualité perçue.
Étape 3

La portabilité : commencez par là.

C'est l'étape qui détermine le calendrier, et la seule que vous ne maîtrisez pas entièrement : elle dépend de votre opérateur actuel, du pays et du type de numéro. Certains numéros se portent facilement, d'autres pas du tout.

  • Faites l'inventaire d'abord et transmettez-le tôt : nous confirmons ce qui est portable, sous quelles conditions et dans quels délais.
  • Prévoyez le cas des numéros non portables — renvoi depuis l'ancien numéro pendant une période de transition, puis communication du nouveau.
  • N'annoncez pas de date de bascule tant que la portabilité n'est pas confirmée. C'est l'erreur qui coûte le plus cher en crédibilité interne.

Voir notre page numéros virtuels pour les types de numéros et les justificatifs attendus selon les pays.

Étape 4

Faire tourner les deux systèmes.

La phase la plus rassurante, et celle que l'on saute le plus souvent par impatience. Pendant quelques jours, l'ancien standard continue de fonctionner pendant que le nouveau prend une partie du trafic.

  • Commencez par une équipe pilote — celle qui a le volume le plus régulier, pas la plus critique.
  • Comparez le routage réel au routage prévu. C'est là qu'apparaissent les règles informelles que personne n'avait mentionnées.
  • Vérifiez aux heures de pointe, pas à 15 h un mardi.
  • Testez le débordement et les horaires de fermeture : ce sont les cas que l'on découvre en production sinon.
Étape 5

Basculer, puis former.

La bascule est l'affaire d'un moment ; l'appropriation prend quelques jours. Elle est plus rapide qu'on ne le craint quand l'interface est celle d'un navigateur — l'essentiel de la formation porte sur les superviseurs, pas sur les agents.

Erreurs

Ce qui fait dérailler une migration.

  • Annoncer une date avant d'avoir confirmé la portabilité. L'erreur la plus fréquente, et la plus visible en interne.
  • Documenter le routage théorique. Ce qui compte est ce qui se passe réellement quand personne ne répond à 12 h 30.
  • Sauter le fonctionnement en double pour gagner une semaine, et passer le mois suivant à corriger en production.
  • Oublier le réseau. Une migration parfaite sur un lien saturé produit une téléphonie médiocre, et le fournisseur en portera le reproche.
  • Négliger la formation des superviseurs. Les agents s'adaptent seuls ; les superviseurs, non — et ce sont eux qui font vivre l'outil.
Préparer la migration

Envoyez-nous la liste de vos numéros.

Avec vos numéros, leur opérateur et votre volume d'appels, nous vous confirmons ce qui est portable et sous quel délai — avant tout engagement.

Sans engagement · Réponse sous 24 h ouvrées · Accompagnement en français

FAQ

Questions fréquentes

Combien de temps prend une migration ?

Cela dépend presque entièrement des délais de portabilité, qui varient selon l'opérateur, le pays et le type de numéro. Le reste — configuration, fonctionnement en double, formation — se compte en jours. Transmettez-nous la liste de vos numéros et de leur opérateur : c'est la seule façon d'annoncer un calendrier qui tienne, plutôt qu'une durée moyenne qui ne veut rien dire.

Peut-on conserver ses numéros actuels ?

Dans beaucoup de cas oui, mais cela s'étudie numéro par numéro. Certains types de numéros et certains pays ont des règles particulières. C'est le premier point à traiter, avant même de comparer les offres.

Faut-il tout basculer en même temps ?

Non, et c'est déconseillé. Une équipe pilote d'abord, puis le reste : cela laisse le temps de découvrir les règles de routage informelles que personne n'avait documentées.

Que se passe-t-il pendant le fonctionnement en double ?

Les deux systèmes coexistent : une partie du trafic passe par le nouveau, le reste par l'ancien. Vous comparez le comportement réel au comportement attendu, aux heures de pointe, sans risque pour l'activité.

Faut-il changer de matériel ?

Pas de central : il disparaît. Côté postes, un navigateur suffit ; les téléphones IP existants peuvent souvent être conservés selon leur compatibilité. Le seul achat que nous recommandons systématiquement est le casque.

Et si notre connexion internet n'est pas fiable ?

Alors sécurisez le réseau avant de migrer, pas après. Un second lien ou un secours mobile fait partie du projet, pas des options. Sans cela, une panne réseau devient une panne téléphonique complète.

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